L'école dans un réseau : connecter, collaborer, co-construire
🎉 Un vent d’enthousiasme souffle déjà ! Préparez-vous à vivre une expérience des plus enrichissantes lors du congrès annuel de l’Alliance des milieux adaptés de scolarisation du Québec. Cette édition se distingue par une approche renouvelée, et nous serions ravis de vous y compter parmi nous ! 🎉
Chaque inscription représente un pas de plus vers la réalisation de notre mission commune : harmoniser nos pratiques et renforcer la collaboration afin de faire progresser l’éducation adaptée aux adultes.
Ensemble, nous avons le pouvoir de bâtir un avenir plus éclairé et empreint de compassion.
Merci de contribuer à cette vision partagée. Votre engagement fait toute la différence.
Où?
Dernier dévoilement - on se retrouve CE JEUDI!
Retracer des parcours à l’ère du bulletin unique : un vrai casse-tête!
Par Geneviève Ménard
Geneviève œuvre depuis près de 20 ans dans le domaine de l’éducation, en particulier auprès de jeunes en situation de vulnérabilité. Formée d’abord comme intervenante, elle a travaillé dans un centre de répit et en foyer de groupe pour adolescentes avant de compléter son baccalauréat en adaptation scolaire et sociale profil secondaire à l’Université du Québec à Montréal, où elle a obtenu son brevet d’enseignement. Elle a travaillé en milieu scolaire auprès d’enfants et d’adolescents présentant des comportements qualifiés de déviants, ce qui a nourri sa volonté d’interroger les pratiques institutionnelles en lien avec les besoins de ces jeunes. Cette réflexion l’a menée à la rédaction d’un mémoire de maîtrise portant sur les pratiques enseignantes auprès des élèves identifiés comme ayant un trouble de l’ordre de la psychopathologie au Québec.
Par la suite, elle est devenue conseillère pédagogique, soutenant les équipes-écoles dans la réponse aux besoins des élèves identifiés comme présentant différentes souffrances psychiques, menant à des problématiques adaptatives ou d’agressivité. Elle y a développé une expertise en différenciation pédagogique et en approche clinique globale, attentive à la « littérature comportementale » exprimée par les jeunes.
Aujourd’hui, chargée de cours à l’UQAM, elle prend plaisir à mettre en oeuvre différentes pratiques d’enseignement pour expérimenter et modéliser à ses étudiants qu’impliquer l’aspect socioaffectif et sortir du cadre permet parfois une meilleure relation a l’apprentissage.
Elle poursuit actuellement son doctorant en éducation et formation spécialisées dans lequel elle s’intéresse aux dynamiques relationnelles impliquées dans la situation éducative entre l’élève, l’enseignant et le savoir.
Geneviève porte un regard engagé et sensible sur l’éducation, animé par le souci constant de voir au-delà des comportements pour reconnaître la valeur et la place de chacun au sein de la société.
Atelier :
Ce court atelier participatif invite les intervenants des milieux adaptés de scolarisation, des CJE et des services communautaires à se plonger dans la réalité souvent complexe du parcours scolaire des jeunes non diplômés. À travers le cas fictif d’Alex L., un jeune de 18 ans dont le dossier comprend des bulletins, un plan d’intervention et une lettre d’orientation, les participants seront amenés à décoder les traces administratives laissées par le système éducatif : mentions « MO », codes EHDAA, transitions entre milieux, objectifs ajustés, etc.
L’exercice propose de se mettre dans la peau d’un intervenant qui tente de reconstruire le parcours d’un jeune à partir de documents fragmentés, parfois difficiles à interpréter. Ensemble, les participants réfléchiront aux impacts de ces parcours sur la transition vers la vie adulte, la formation ou l’emploi, ainsi qu’aux défis de communication entre les milieux scolaires et communautaires.
À travers cette démarche, l’atelier vise à sensibiliser à la notion de modification des apprentissages et autres éléments liés à l’organisation du système pour les EHDAA ainsi qu’à renforcer la collaboration intersectorielle pour mieux soutenir les jeunes dans leur cheminement vers la réussite et l’inclusion sociale
Dévoilement 15/16 :
Changer de paradigme : comprendre et mobiliser les jeunes par leurs talents naturels
Atelier offert par Martin Doucet, Conseiller en développement professionnel, Espace carrière.
L’intelligence talentielle en milieu scolaire, vous connaissez ?
C’est la capacité à mettre des mots sur les forces naturelles et innées d’un jeune, ainsi que sur les motivations profondes qui en découlent, pour l’aider à mieux se connaître, s’engager et se développer pleinement.
Dans un contexte où plusieurs jeunes se sentent définis ou se définissent eux-mêmes par leurs manques, cette approche propose de voir autrement : reconnaître ce qu’ils ont de vivant, de signifiant, et de précieux à offrir.
Chaque talent devient une porte d’entrée vers une dynamique intérieure : une motivation naturelle, un besoin fondamental, un sens à incarner.
Inspirée des 34 talents de Gallup et d’autres approches motivationnelles, l’intelligence talentielle permet de mieux comprendre ce qui donne de l’élan à un jeune, et d’orienter son développement avec cohérence et humanité.
Plus on nomme ses talents avec justesse, plus il y croit. Et plus il y croit, plus il a tendance à s’engager pleinement, à contribuer et à se transformer.
Ce que ça change… en quelques mots :
- Pour les jeunes : plus de clarté sur eux-mêmes, plus de confiance, plus de motivation.
- Pour les éducateurs : une lecture plus fine, des leviers concrets, une posture plus mobilisante.
- Pour la classe : un climat plus positif, des forces visibles, un accompagnement plus humain.
Et avec l’IA ?
À partir d’une reconnaissance simple des forces naturelles de chacun, l’intelligence artificielle devient un allié précieux pour :
- Générer des profils de forces personnalisés en quelques clics ;
- Aider les jeunes à formuler ce qui les motive ;
- Proposer des pistes concrètes d’intervention ou d’adaptation pédagogique.
Ce que vous allez vivre :
- Une expérimentation concrète de l’approche de l’intelligence talentielle
- Des outils simples et efficaces pour identifier, nommer et activer les talents, valeurs et motivations des jeunes
- Des activités transférables en classe ou en accompagnement individuel
- Une mise en situation immédiate de l’approche pour intervenir directement auprès des jeunes
- Une réflexion guidée sur comment intégrer cette posture dans sa pratique éducative dès demain
Dévoilement 14/16 :
En conférence d’ouverture, suivi du collectif des ex-placés ; Mme Lesley Hill, directrice nationale de la protection de la jeunesse sera avec nous le 6 novembre au matin pour parler de la collaboration systémique.
Dévoilement 13/16 :
Quand le trauma brouille les signaux d’apprentissage : repenser l’évaluation-intervention avec les jeunes adultes raccrocheurs
Atelier offert par
Depuis plus de 30 ans, Déclic a pour mission de soutenir l’accès à l’éducation et à la formation qualifiante des jeunes adultes en grande difficulté, porteurs de traumas complexes. En mobilisant des pratiques sensibles aux traumas et des services socio-psycho-pédagogiques adaptés, leur équipe transdisciplinaire œuvre pour que la santé globale, la stabilisation psychosociale, et l’accomplissement académique de ces jeunes ne soient pas des privilèges, mais des droits accessibles à tous.
Titre de l’atelier : Quand le trauma brouille les signaux d’apprentissage : repenser l’évaluation-intervention avec les jeunes adultes raccrocheurs
Au Québec, seulement 25 % des jeunes ayant reçu des services de la protection de la jeunesse obtiennent un diplôme d’études secondaires à l’âge de 19 ans (ISQ, 2020). Ces jeunes sont sur-représentés dans les parcours de raccrochage scolaire à l’âge adulte. Plusieurs présentent un historique de traumatismes complexes, affectant leur développement neurologique, affectif et cognitif (Afifi et al., 2014 ; Blaustein & Kinniburgh, 2019). Cette approche s’inspire des principes des interventions informées par le trauma (Collin-Vézina, 2020) et des modèles de résilience misant sur la sécurité relationnelle, l’autorégulation et le sentiment de compétence (Blaustein & Kinniburgh, 2019). Des outils concrets seront présentés. Les troubles liés au trauma, notamment les traumatismes développementaux, peuvent engendrer une atteinte significative des fonctions exécutives (Op den Kelder et al., 2018), un système d’alarme suractivé et un rapport à l’apprentissage profondément marqué par la peur, l’évitement ou la suradaptation (hyperperformance, retrait, masquage). Ce profil rend l’évaluation traditionnelle souvent inadéquate, car les signaux d’apprentissage sont brouillés par des mécanismes de défense.
Dans cette communication, nous présenterons une démarche d’évaluation-intervention développée chez Déclic, un organisme qui soutient, depuis plus de 30 ans, les jeunes adultes raccrocheurs de 16 à 35 ans dans l’obtention d’un diplôme qualifiant. Cette démarche, déployée sur huit semaines, vise à repérer les besoins réels d’apprentissage en respectant le rythme relationnel du jeune. Elle se décline en trois temps d’évaluation intégrés à la démarche orthopédagogique et psychosociale.
Dévoilement 12/16 :
Mieux accompagner les jeunes ex-placés : résultats d’une recherche sur les besoins, les obstacles et les pistes de solution
Atelier offert par
Marcella Kemeid, professionnelle de recherche et intervenante chez Déclic, un organisme ayant pour mission de soutenir l’accès à l’éducation et à la formation qualifiante afin de favoriser le développement du plein potentiel des jeunes adultes en grande difficulté, porteurs de traumas complexes.
Soutenu par Marjorie Vidal, chercheuse indépendante en éducation des adultes pour le groupe de recherche EFE. Elle est détentrice d’un doctorat (UdeM) et de deux postdoctorats (UQAM – UdeS) qui portent sur le soutien des organismes communautaires à la scolarisation des jeunes adultes et des adultes vulnérables (direction : Sylvain Bourdon et Sophie Grossmann). Elle enseigne depuis plus de 12 ans le français à des adultes en grandes difficultés scolaires dans un milieu adapté de scolarisation (AMASQ) : l’école Félix-Antoine.
Titre de l’atelier : Mieux accompagner les jeunes ex-placés : résultats d’une recherche sur les besoins, les obstacles et les pistes de solution
Dans le cadre de ce projet de recherche, je vais présenter une étude approfondie portant sur la transition à la vie adulte des jeunes ayant été placés sous la responsabilité de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Cette transition, souvent marquée par une rupture brutale avec les services de soutien et un manque de ressources, représente un enjeu social important. L’étude s’ancre dans le cadre théorique développé par la chercheuse Mélanie Doucet (Normes équitables de transition vers l’âge adulte pour les jeunes pris en charge, 2021), qui met en lumière les défis structurels et les expériences vécues par ces jeunes au moment de quitter les services de la protection de la jeunesse.
Afin de mieux comprendre ces réalités, des entretiens de groupe ont été réalisés auprès de 26 participants, comprenant à la fois des personnes ayant elles-mêmes vécu un placement sous la DPJ (les ex-placé·e·s) ainsi que des intervenant·e·s mobilisés dans différentes sphères de vie de ces jeunes adultes.
Au cours de cette présentation, je mettrai en lumière les principaux résultats issus de l’analyse de ces données. Trois grands axes thématiques seront abordés : 1) les besoins spécifiques identifiés par les jeunes et les intervenants en lien avec les sphères de vie 2) les obstacles majeurs rencontrés lors de la transition 3) les pistes de solution et les modèles d’intervention proposés pour améliorer l’accompagnement de ces jeunes durant leur transition vers la vie adulte.
Dévoilement 11/16 :
Partager des pratiques innovantes, solliciter des collaborations stimulantes
Atelier offert par
Projet Mégaphone va à la rencontre des jeunes pour développer des balados de vulgarisation scientifique à impact social. Dans le cadre d’ateliers structurés, les jeunes sont appelé.e.s à rencontrer un.e scientifique et échanger sur son domaine d’expertise, et sa démarche scientifique.
Nos activités sont destinées aux jeunes en transition vers la vie adulte, vivant en situation de précarité affective, sociale et économique.
Mégaphone se déplace dans les organismes communautaires qu’elles et ils fréquentent déjà.
Valoriser le savoir expérientiel des jeunes, encourager la mixité sociale et aiguiser l’esprit critique sont les trois grands objectifs poursuivis par Mégaphone.
Projet Mégaphone souhaite participer au colloque en offrant un atelier d’échange sur les besoins et les réalités des partenaires.
Titre de l’atelier : Partager des pratiques innovantes, solliciter des collaborations stimulantes
Objectif 1 – Partager nos pratiques innovantes
Échanges avec un.e chercheur.e à partir d’un quiz, réflexion en images, en mots ou en récit de notre savoir expérientiel lié au thème scientifique, jeux sur la communication, techniques d’entrevue journalistique, appréciation en image du parcours… Toutes les méthodes mènent à une participation adaptée et inclusive.
Nous vous présenterons également l’évaluation de l’impact qui a été réalisée à l’automne 2024. Estime de soi, pouvoir d’agir, connaissances et compréhension de notions scientifiques, habiletés sociales, fierté et persévérance sont les principaux domaines de changement identifiés auprès des jeunes qui ont réalisé le parcours-balado de Mégaphone. Les impacts identifiés répondent à des besoins essentiels : la recherche d’autonomie, le développement du plein potentiel, l’épanouissement.
La clé d’un parcours réussi : la collaboration avec les milieux !
Objectif 2 – Développer des collaborations innovantes
Le Parcours balado est structuré en 5 ateliers, lesquels sont enregistrés, édités et montés par Mégaphone. La thématique scientifique proposée se définit au gré des partenariats développés par Mégaphone et des intérêts des milieux. Le sommeil, le racisme, les grands changements sociaux sont quelques-uns des thèmes développés à jour.
Dans une perspective où Mégaphone souhaite élargir sa portée vers les milieux et les jeunes, quels services ou outils répondraient à vos besoins? Des ateliers de vulgarisation scientifique « autonomes », avec outil et plan d’animation « prêt-à-animer » ? Une formation d’animateurs.trices pour renouveler les approches?
Nous souhaitons vous entendre sur vos besoins et vos réalités, tant aux niveaux structurel et financier, que pédagogique et stratégique.
Nous souhaitons explorer avec vous des avenues pour diversifier et poursuivre notre mission, et participer, à notre mesure, à une transformation sociale visant l’inclusion et l’engagement
Pour collaborer, c’est un atelier parfait ! 
Dévoilement 10/16 :
L’équité de l’instruction
Présenté tout de suite après la conférence d’ouverture de Lesley Hill, dans la salle dédiée aux « parcours et publics vulnérables » par
Le Collectif Ex-Place DPJ réunit des personnes ayant été suivi par la protection de la jeunesse et qui portent une voix collective pour le changement. À travers leurs expériences, ils sensibilisent la société aux réalités vécues par les jeunes placés et défendent des mesures plus justes, inclusives et équitables. Le Collectif agit comme un espace de solidarité, de mobilisation et de réflexion afin d’améliorer les pratiques et les politiques qui touchent directement les jeunes en protection. Ils transforment leurs parcours marqués par des défis en leviers d’action pour une société plus équitable.
Résumé de la conférence :
Comment assurer à chaque jeune, y compris ceux sous la protection de la jeunesse, une chance égale de réussir ? Ce panel donne la parole à des jeunes qui partageront leurs parcours, les soutiens essentiels et les défis surmontés. Ensemble, ils ouvriront la réflexion sur l’importance de normes pancanadiennes équitables pour favoriser la réussite scolaire et la transition vers la vie adulte.
Une prise de conscience sur la vie de ces jeunes ; moment de partage assuré !
Dévoilement 9/16 :
Cartographie du décrochage scolaire à travers le Québec : portrait territorial et identification des besoins en soutien scolaire
Présenté le 8 novembre à 10h30 en salle « Focus sur les MAS » par
Michel Samy Diatta est consultant pour EFE (Éducation-Formation-Emploi). Sociologue de formation, il est diplômé d’un master en analyse des politiques sociales et doctorant en Éducation comparé et fondements de l’éducation à l’Université de Montréal. Ses intérêts de recherche portent sur la gouvernance des systèmes éducatifs, notamment la GAR, la formation (initiale et continue) des enseignants, la réussite scolaire. Son parcours l’a emmené à participer à différents projets, en mobilisant son expertise dans l’élaboration des outils d’enquête, la collecte, le traitement et l’analyse des données.
Résumé de la conférence :
Depuis longtemps, la question du décrochage scolaire est au cœur des politiques publiques et mobilise une grande diversité d’acteurs qui interviennent à différentes échelles territoriales (fédérale, provinciale, régionale, municipale ou locale). Cette préoccupation partagée a donné lieu à de nombreuses initiatives visant à développer des mesures fiables du phénomène et des indicateurs statistiques permettant une meilleure compréhension et une intervention plus ciblée (Doray et al., 2017). Diverses initiatives peuvent être comptabilisées à ce chapitre.
Dans cette dynamique d’intervention et d’action concertée, l’AMASQ a entrepris un projet d’envergure visant à cartographier le phénomène du décrochage scolaire à travers l’ensemble du territoire québécois. Cette démarche vise à offrir une image actualisée et nuancée du décrochage, en identifiant finement les besoins en soutien scolaire selon les réalités locales et ce, en lien direct avec la mission et les orientations des MAS.
Notre recherche adopte une approche mixte, c’est-à-dire qu’elle mobilise des données diverses (qualitatives et quantitatives) pour dresser un portrait holistique et approfondi du phénomène du décrochage scolaire. Cette triangulation des données permet d’appréhender la complexité du décrochage scolaire dans ses multiples dimensions. Les analyses, qui sont en cours de réalisation, devraient permettre de mieux comprendre le rôle des écosystèmes locaux de soutien scolaire et d’identifier les besoins différenciés selon les régions. Nous anticipons que certains territoires présenteront des lacunes en matière de services d’accompagnement, tandis que d’autres disposeront de ressources plus développées mais possiblement insuffisamment coordonnées.
La présente communication porte sur les résultats préliminaires de ce projet de recherche. Elle dresse un portrait descriptif du décrochage et présente d’autres indicateurs scolaires afin de mieux apprécier les besoins en soutien scolaire dans les différents territoires à travers la province.
Riche en données, c’est assurément à ne pas manquer !
Dévoilement 8/16 :
APPROSH : un projet de musique participative comme expérience critique pour (re)penser la relation éducative et les interactions avec les apprenants
Présenté dans la salle dédiées aux approches innovantes, le vendredi 7 novembre à 10h30 par
Nathanaël Labrèche
Je suis doctorant en recherche en éducation à l’Université du Québec à Montréal. Depuis 2016, je m’implique dans la conception et la réalisation de projets artistiques et éducatifs dont certains destinataires sont désignés comme ayant un « trouble du comportement ». Mes travaux de recherches se concentrent sur des contextes artistiques et communautaires. Je m’intéresse particulièrement aux possibilités de pratiques éducatives et artistiques des intervenants sociaux lors de situations déstabilisantes et troublantes.
Mohamed Ghoul
Je suis étudiant à la maitrise en éducation à l’Université du Québec à Montréal. Créateur du dispositif APPROSH.
Jean Horvais
Je suis professeur au département éducation et formation spécialisées (UQAM). Mes travaux de recherche sont orientés vers la médiation artistique, la mise en valeur du désir d’apprendre et la créativité des personnes minorisées de la diversité capacitaire, dans une perspective émancipatoire.
Nous présenterons le dispositif de musique participative Art-Percussion-Programme-Recherche-Organisation-Sociale-Humaine (APPROSH). Ce dispositif vise à faire émerger le désir artistique des personnes participant à des ateliers musicaux. Il s’agit de leur faire découvrir et expérimenter la créativité musicale et rythmique en solo et en groupe au cours d’un projet. Nous définissons « projet » comme le processus d’un ensemble de séances ayant pour finalité le partage d’une création devant public. Dans le déroulement d’un projet, les animateurs culturels encouragent les apprenants à adopter librement différents statuts et rôles sociaux, selon la contribution qu’ils désirent apporter au groupe. Cela permet d’offrir la possibilité et la liberté d’accroitre leurs capacités en se basant impérativement sur les biens et buts qu’ils jugent estimables. Ainsi, APPROSH s’inscrit dans un certain courant d’art-participatif, remettant en cause à la fois les codes de l’art et ceux de l’action politique, en agissant selon les idéaux promus, et notamment dans la déconstruction des rapports de pouvoir entre participants (Casemajor et al., 2016). Le dispositif s’inscrit par ailleurs dans une certaine pédagogie alternative inspirée du mouvement de l’éducation nouvelle (Dewey, Freinet, Oury).
La présentation mettra l’accent sur les formes particulières qu’un projet de musique participative peut permettre de (re)penser à propos de la relation éducative entre maitres et apprenants, et ce, par-delà même des ateliers artistiques. Elle servira à aborder les périodes de réflexion et d’action dans le cadre d’échanges pédagogiques qui peuvent être quelque peu perturbants, mais nécessaires, avec des élèves repérés comme ayant des besoins spécifiques ou faisant face à une exclusion scolaire. La présentation se déroulera en trois volets afin d’illustrer le propos. 1) Nous débuterons par un moment d’animation et de création musicale avec les auditrices et auditeurs en les invitant à apporter leur contribution au moment artistique. 2) Ensuite, nous présenterons le dispositif que nous avons mis en place, en partageant notre expérience avec différents publics. Cela inclut des jeunes en centres jeunesse, des jeunes astreints à des travaux communautaires, des enfants en garderie, des élèves en écoles spécialisées et des patients dans deux hôpitaux psychiatriques. 3) Pour finir, nous proposerons une période de questions ou de discussion ouvertes.
Rendez-vous à ne pas manquer!
Dévoilement 7/16 :
Atelier participatif sur la fatigue de compassion des intervenant∙es des milieux adaptés de scolarisation
Offert le vendredi à 8 h45 dans la salle dédiée aux approches innovantes (Arts) par
Chercheuse passionnée et praticienne polyvalente, Marianne possède plus de 20 ans d’expérience en recherche psychosociale et en éducation. Titulaire d’un doctorat en éducation et actuellement en formation en art-thérapie, elle combine une expertise académique solide avec une approche pratique d’intervention. Dans les deux cas, elle adopte une posture qui allie l’écoute, la compréhension des enjeux globaux et contextuels, la nuance, et la capacité d’adaptation. Elle s’intéresse particulièrement à l’utilisation de l’art comme outil de développement personnel et d’intervention sociale.
La fatigue de compassion est un phénomène courant dans le domaine de la santé, du soutien psychosocial et de l’éducation, où les professionnel∙les sont exposé∙es à la souffrance d’autrui (Brillon, 2013; Figley, 1995 ; Geoffrion, 2015). Caractérisée par une érosion de la capacité à éprouver de la compassion, la fatigue de compassion affecte le bien-être des professionnel∙les et l’efficacité de leurs services (Bride, Radey et Figley, 2007 ; Figley, 1995). Elle est particulièrement présente parmi les professions qui exigent une interaction fréquente et intense avec des personnes en détresse (Brillon, 2013 ; Figley, 1995 ; Fouda, 2022).
Cet atelier propose d’explorer la notion de la fatigue de compassion que les professionnel∙les des MAS peuvent expérimenter dans leur pratique, et de les doter d’outils de prévention et d’intervention pour y faire face. L’atelier propose de faire cette exploration à travers l’approche de l’art-thérapie, reconnue pour faciliter la visualisation et la discussion des expériences personnelles et des émotions, en remplissant la double fonction de prise de conscience par les participant∙es et de leur mise en mouvement dans la recherche de solution (Evers, 2013; Grignoli, 2016; Hamel, 1997).
Un atelier participatif à ne pas manquer ! ![]()
Dévoilement 6/16 :
Du projet au concret : comment soutenir les femmes monoparentales sans DES dans leur retour aux études ?
Présentation offerte le 7 novembre en salle 2 à 8h45 par
Crédit photo : Helena Vallès Escolà
L’ICÉA œuvre pour l’éducation des adultes tout au long de la vie. Plus spécifiquement, leur équipe de recherche travaille à la modélisation du poste d’agent·e de terrain pour accompagner les femmes cheffes de famille monoparentale sans DES désireuses de retourner aux études.
Des agent·es de terrain pour soutenir le retour aux études des femmes monoparentales sans diplôme d’études secondaires (DES)
De 2022 à 2024, l’ICÉA a mené une recherche-action visant à expérimenter un dispositif de soutien du retour aux études et de la persévérance scolaire des femmes cheffes de famille monoparentale sans diplôme d’études secondaires (DES). Incarné par des agentes de terrain, le dispositif visait à accompagner les femmes dans la levée des obstacles qui venaient entraver leur projet scolaire. L’expérimentation a eu lieu à Montréal-Nord, et au KRTB (Kamouraska, Rivière-du-Loup, Témiscouata, Les Basques). Grâce à l’expérimentation du poste d’agent·e de terrain, elles ont été en mesure de caractériser le type de suivi qui est le plus pertinent pour soutenir ces femmes.
Depuis janvier 2025, un nouveau volet de la recherche s’organise et vise à modéliser le poste d’agent·e de terrain et à inciter son appropriation par des organismes publics et communautaires volontaires. En complémentarité avec les services existants, l’agent·e de terrain soutiendrait et accompagnerait les femmes cheffes de famille monoparentale dans le processus d’identification et de levée des obstacles qui freinent leur projet de retour aux études et leur persévérance scolaire. Il s’agirait notamment d’aider ces femmes à solliciter des organismes en mesure de lever les obstacles.
Leur participation au congrès de l’AMASQ leur permet de présenter les résultats préliminaires de leur recherche auprès de divers·es acteur·rices de l’éducation et de sonder leur vision sur certains aspects. D’une durée de 90 minutes, l’atelier qu’elles proposent se déroulera en deux temps. D’abord, elles présenteront les premières tendances issues de la collecte de données et inviteront les participant·es à réagir et à manifester leur avis. Elles profiteront également de l’occasion pour questionner les participant·es sur certains aspects de leur recherche qu’elles souhaitent valider.
À travers cet atelier, elles cherchent à ouvrir le dialogue avec les participant·es autour d’aspects de la recherche suscitant des questionnements.
Un atelier des plus intéressant, à ne pas manquer ! Rendez-vous la semaine prochaine pour un prochain dévoilement !
Dévoilement 5/16 :
Démanteler le capacitisme : pour un accès équitable aux études
Présentation offerte le vendredi 7 novembre à 10h30 – salle 2 par
Chargée de projets – volet recherche (AQEIPS)
Maude Chartier-Desjardins est doctorante en sciences de l’éducation. Sa recherche porte sur le choix pédagogique chez les enseignant.e.s en situation de handicap en milieux de travail sous-adaptés. Formée en pédagogie de l’enseignement supérieur, elle s’intéresse aux dynamiques d’exclusion et d’inclusion dans les milieux académiques et professionnels. Elle est également chargée de projet – volet recherche à l’Association québécoise pour l’équité et l’inclusion au postsecondaire (AQEIPS), dont la mission est de promouvoir et défendre collectivement les droits des personnes étudiantes en situation de handicap au postsecondaire, via des activités, du soutien au plaidoyer, de la recherche et un programme annuel de bourses.
Alors que les élèves en situation de handicap rencontrent déjà de nombreux obstacles au sein du système scolaire, le passage vers les études postsecondaires représente une étape critique, trop souvent marquée par un manque d’information, une inadaptation du milieu et une précarité financière.
L’AQEIPS, fondée par et pour les personnes étudiantes en situation de handicap, œuvre depuis 1991 à la promotion et à la défense collective de leurs droits dans tous les types de parcours postsecondaires (DEP, AEC, cégep, université). Notre équipe constate une hausse considérable des demandes d’intervention au sein des milieux d’études : des enjeux d’accès architectural, de règlements et de pratiques administratives viennent freiner la participation sociale et nécessitent maintes négociations, affectant la motivation et la persévérance des étudiant.e.s.
Malheureusement, certaines personnes étudiantes en viennent à remettre en question leur volonté de poursuivre leurs études et, dans certains cas, se retrouvent démunies et épuisées au point de ne plus se sentir capables de continuer à vivre.
À l’heure où l’accès à l’emploi post-études est tout aussi parsemé d’embûches et marqué par la précarité pour cette population étudiante, il devient impératif que toutes les parties prenantes du milieu scolaire et académique se mobilisent conjointement pour briser les barrières du capacitisme systémique et reconnaître pleinement le droit équitable à l’éducation.
Cette présentation vise à informer et outiller les personnes intervenantes du milieu scolaire tout en valorisant les aspirations, les capacités et les droits des adultes en situation de handicap à poursuivre un cheminement au postsecondaire.
Réservez votre place dès maintenant à la quatrième édition du colloque de l’AMASQ !
Dévoilement 4/16 :
La formation scolaire et professionnelle dans les parcours de désistement du crime d’adolescents et de jeunes adultes québécois
Présentation du jeudi 6 novembre à 15h20 en salle 2 par
« Le désistement du crime (le processus par lequel les personnes contrevenantes redeviennent respectueuses des lois) fait l’objet d’un nombre impressionnant d’études depuis le début de des années 90 (Maruna, 2025). Plusieurs facteurs ont été reconnus comme facilitant le désistement (F.-Dufour, Villeneuve et Perron, 2018; Villeneuve, F-Dufour et Farrall, 2020), mais peu d’entre elles se sont penchées spécifiquement sur le rôle joué par la formation pratique et académique sur ce(s) processus. Se basant sur des entrevues semi-dirigées réalisées avec des 67 jeunes judiciarisés âgés de 16 à 35 et rencontrés à 21 mois d’intervalle issues du projet (RÉ)SO 16-35, le but de cette conférence est justement de mettre en exergue les liens qui unissent le deux. Il est espéré que les constats issus de cette étude pourront fournir des pistes d’interventions aux divers acteurs engagés dans la formation pratique et académique des adolescents et jeunes adultes judiciarisés au Québec en vue de faciliter la reprise de leurs rôles de citoyens respectueux des lois ».
L’inscription à cette conférence est disponible dès maintenant ! Au plaisir de vous y voir en novembre prochain ! 😊
Dévoilement 3/16 :
Courtage social en prévention : briser le cycle de l’itinérance – Mission Old Brewery
Présentation offerte le jeudi 6 novembre à 13h – salle 3 par
Le Service de prévention de l’itinérance de la Mission Old Brewery a été créé en octobre 2021, dans un contexte marqué par l’explosion du nombre de personnes en situation d’itinérance et par une crise du logement sans précédent au Québec.
Historiquement reconnue comme l’une des plus grandes ressources en itinérance à Montréal depuis sa fondation en 1889, la Mission a bâti une expertise solide autour de l’hébergement d’urgence, du logement transitoire et du soutien aux personnes sans-abri. Le lancement de ce service a marqué un tournant stratégique important : passer à un modèle préventif, agissant en amont de la perte de logement.
Le Service de prévention repose sur deux axes structurants et complémentaires :
- Le courtage social en prévention
Cette approche vise à accompagner de manière personnalisée les personnes à risque d’itinérance. L’intervention commence par une évaluation globale de leur situation, incluant leurs préférences et leurs besoins. L’objectif est de proposer un arrimage vers des logements adaptés à leur situation en les orientant dans des logements de tous types dans la communauté. L’exercice s’articule autour de la coordination de plusieurs acteurs : organismes communautaires, bailleurs, services institutionnels, etc. Le courtage social en prévention, permet une réponse rapide, sur mesure et cohérente pour éviter que la personne ne bascule dans un service d’hébergement d’urgence ou dans la rue.
Plusieurs programmes de prévention ont été mis en place : ancrage (pour les ainés), après l’ombre (pour les personnes judiciarisées) ou encore passerelle (pour les personnes évincées).
- L’accompagnement résidentiel préventif
Cet axe s’adresse aux personnes déjà en logement, mais présentant un risque élevé d’éviction. L’objectif est de prévenir la rupture résidentielle en intervenant en amont, c’est-à-dire avant que l’expulsion ne devienne effective. Pour ce faire, différentes interventions concrètes peuvent être mobilisées, telles que la médiation avec le propriétaire, l’accompagnement budgétaire ou encore l’arrimage vers des services adaptés.
Actuellement, un des programmes de prévention ; Porte-clés, intègre cet axe et le met en œuvre spécifiquement auprès des locataires de HLM identifiés comme étant à risque d’éviction
Réservez votre place dès maintenant ! C’est un autre rendez-vous à ne pas manquer lors de la quatrième édition du colloque de l’AMASQ ! 😊
Dévoilement 2/16 :
Le Cheval de fer Lab-École; raccrocher les jeunes, un maillon à la fois!
Geneviève Dupuis est enseignante depuis plus de 30 ans au secondaire et aux adultes et enseignante en résidence au Cheval de fer Lab-École de Valleyfield. Elle s’engage avec passion auprès des adolescents en rupture sociale, brise l’isolement, valorise la dignité et offre une seconde chance à ceux qui se sentent seuls. Son approche humaine transforme des vies avec bienveillance et espoir.
Geneviève Belhumeur est agente de développement à la CDC Beauharnois-Salaberry et œuvre pour une transformation sociale durable. Forte d’une expérience en entrepreneuriat communautaire, elle mobilise les organismes locaux, propose des formations innovantes et favorise la concertation. Son énergie et son engagement font d’elle une actrice clé du développement local
Le Cheval de fer Lab-École, situé à Valleyfield, est une entreprise d’économie sociale fondée en 2024. Ce lieu d’apprentissage et de revalorisation de vélos favorise l’inclusion, l’innovation et l’engagement communautaire à travers des ateliers éducatifs, artistiques et techniques, destinés aux jeunes et à la collectivité locale. Sous son aile se déploie le AU180, milieu adapté de scolarisation. Son approche permet aux jeunes de nourrir leur estime, leur confiance et leur dignité.
Résumé de la communication (500 mots) :
Le Cheval de fer Lab-école est un projet éducatif et social novateur qui s’adresse aux jeunes en situation de vulnérabilité, en rupture scolaire ou sociale, et souvent marqués par des expériences de vie difficiles (traumas, dépendances, isolement, santé mentale fragile, etc.). Ce projet, coconstruit avec plusieurs partenaires de la communauté et se distingue par son approche intégrée mêlant mécanique vélo, entrepreneuriat social et réinsertion éducative et professionnelle.
Les filles proposent donc de vous présenter les 4 axes visés par le projet :
Axe entrepreneurial : la mécanique vélo comme levier
Axe éducatif : un milieu de scolarisation adapté
Axe social : inclusion, accompagnement et « empowerment »
Axe communautaire : ancrage local et partenariats.
Un autre rendez-vous à ne pas manquer lors de cette édition du colloque de l’AMASQ ! 😊
Le compte à rebours est lancé ! Plus que 16 semaines avant notre événement tant attendu !
Dès maintenant, découvrez chaque semaine une des conférences au programme.
Cette semaine à l’honneur : Le dîner-conférence de clôture avec Alexandra Matte-Landry, Ph. D., titulaire de la Chaire Richelieu de recherche sur la jeunesse, l’enfance et la famille qui portera sur les approches sensibles au trauma.
Alexandra Matte-Landry est professeure agrégée à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval et titulaire de la Chaire Richelieu de recherche sur la jeunesse, l’enfance et la famille. Elle est psychologue et neuropsychologue, membre de l’Ordre des psychologues du Québec.
Professeure Matte-Landry a complété un baccalauréat et un doctorat en psychologie à l’Université Laval lors desquels elle a développé une expertise dans le développement de l’enfant. Puis, elle a poursuivi un stage postdoctoral à l’Université McGill, au Centre de recherche universitaire sur les jeunes et les familles et à l’Université de Montréal, où elle s’est spécialisée dans les domaines du trauma, des approches sensibles au trauma et de la résilience.
Son programme de recherche s’attarde à mieux comprendre le développement et le fonctionnement des enfants et des adolescents qui ont vécu des traumas à l’enfance. De plus, elle développe, implante et évalue des programmes pour mieux répondre aux besoins des jeunes et soutenir leur résilience, dans une approche sensible au trauma.
Résumé de la conférence :
Au Canada, 60% des personnes rapportent avoir vécu au moins une forme de mauvais traitements (physiques ou psychologiques) avant l’âge de 15 ans, et ces taux sont plus élevés chez les populations en situation de vulnérabilité (jusqu’à 90%). Les expériences vécues à l’enfance jouent un rôle clé dans le développement des personnes, leur réussite éducative ou leur insertion professionnelle. Intégrer les approches sensibles au trauma dans ses pratiques d’intervention et ses politiques organisationnelles favorise la prise en considération tant des histoires de vie que des besoins des personnes que l’on accompagne. Cette conférence expliquera concrètement comment il est possible d’intégrer les approches sensibles au trauma dans les milieux adaptés de scolarisation afin de plus efficacement favoriser la réussite éducative, l’insertion professionnelle et la participation des personnes. Une participation ultérieure à une communauté de pratique sur ce thème contribuera à consolider et à mobiliser les connaissances transmises lors de la conférence, de même que les savoirs expérientiels des participant.es.
Un rendez-vous à ne pas manquer !
Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau dévoilement !